Maison Corthay
Chaussures sur-mesure et prêt-à-chausser de luxe pour homme, patine artistique, souliers, bottines, mocassins
Pierre Corthay est Compagnon du Devoir, la formation artisanale la plus exigeante au monde, et Maître d'Art reconnu par l'État français (2008). Formé chez John Lobb et Berluti, il a créé sa propre maison en 1990. Manufacture française intégrée à Beaupréau avec 17 artisans. Patine artistique devenue signature mondiale. Le Sultan de Brunei lui a commandé 150 paires sur mesure. Considéré au même rang que Berluti dans l'excellence du soulier masculin.
Philosophie
Pierre Corthay entre chez les Compagnons du Devoir à 16 ans en 1979. Tour de France des meilleurs ateliers, passage chez John Lobb et Berluti. En 1990, à 27 ans, il ouvre son atelier rue Volney à Paris. Sa philosophie : des chaussures épurées et intemporelles, des cuirs de tanneries locales, des souliers conçus pour être réparés et vivre longtemps. La patine, coloration artistique du cuir, est devenue sa signature mondialement reconnue. La fabrication des chaussures est assurée par la manufacture Malinge, implantée à Cholet depuis 1889, héritière de 4 générations de savoir-faire.
Histoire
Pierre Corthay grandit près de Montpellier. Sa grande-tante, la céramiste Valentine Schlegel, lui transmet le sens des courbes et de la pureté des formes. À sept ans, il découvre le cuir chez elle. À quatorze ans, il fabrique déjà des accessoires. Ses parents sont comédiens. Après l'école Steiner, son père l'oriente vers les Compagnons du Devoir.
En 1979, Pierre intègre les Compagnons comme bottier. Pendant six à sept ans, il fait le Tour de France chez les meilleurs artisans. Il passe chez Jean Dréan, puis entre chez John Lobb à Paris. Deux ans plus tard, il rejoint Berluti et en devient le chef d'atelier.
En octobre 1990, sans argent, il reprend un atelier de bottier équestre créé en 1947 au 1 rue Volney, à quelques pas de la place Vendôme. Il signe des billets à ordre sur cinq ans. Un premier contrat avec Lanvin aide. Puis en 1991, un accident heureux : il crée l'Arca, un derby à deux oeillets avec laçage inversé. Le modèle devient l'archétype du style Corthay. Un article de Suzy Menkes dans l'International Herald Tribune donne une visibilité internationale à ces "souliers-bijoux". Le Sultan de Brunei devient client.
En 2002, son frère Christophe lance les premiers souliers en prêt-à-chausser. En 2008, Pierre reçoit le titre de Maître d'Art du Ministère de la Culture, unique bottier homme à détenir cette distinction. En 2010, Xavier de Royère rejoint la direction. En 2014, ouverture de la manufacture de Beaupréau-en-Mauges : dix-sept artisans. La patine est la signature Corthay, chaque paire colorée à la main, couche après couche. Boutiques à Londres, Pékin, Hong Kong, Séoul, Tokyo.
Produits iconiques
Arca
Derby deux oeillets à laçage inversé, né par hasard en 1991. L'archétype du style Corthay. Le modèle qui a mis la maison sur la carte, chaque paire patinée à la main.
Wilfrid
Richelieu classique revisité par Corthay. Lignes épurées, patine profonde, bout rond légèrement allongé. L'élégance parisienne distillée dans un soulier.
Brighton
Mocassin à pompon, décontracté et raffiné. La pièce qui montre que Corthay sait aussi faire dans le casual sans perdre une once de caractère.