Nakamura Hamono

Couteaux de cuisine forgés à la main en acier Aogami n°2 selon la technique hon-warikomi

🇯🇵 Japon, Nakatsu, Oita Fondée en 1900 $$

Philosophie

Des lames utiles pour la communauté locale, comme au premier jour. Pas de marketing, pas de site vitrine, juste de l'acier, du feu et un savoir-faire transmis de père en fils depuis 1900.

Histoire

Nakatsu, préfecture d'Oita, 1900. Le forgeron Eiji Nakamura ouvre un atelier au cœur de Kyushu pour fournir à la communauté rurale des outils tranchants : faucilles, serpettes, couteaux de cuisine. Dans les campagnes, la forge reste un métier de proximité. Eiji ne fabrique pas du luxe, il fabrique du nécessaire.

L'atelier survit aux deux guerres mondiales et à l'industrialisation qui élimine la plupart des forgerons artisanaux. Nakamura Hamono persiste parce que ses clients connaissent la différence entre un acier industriel et un acier forgé à la main.

Aujourd'hui, Tetsuyoshi Nakamura, petit-fils du fondateur, dirige l'atelier avec son fils Kozo, quatrième génération. Deux hommes, pas de salariés. Chaque couteau est fabriqué sur place, de la barre d'acier brute à la lame finie.

La technique signature est le hon-warikomi : une lame de fer doux est fendue, un noyau d'Aogami n°2 est inséré au centre puis soudé à la forge. Le cœur dur offre un tranchant redoutable, l'enveloppe en fer doux facilite l'affûtage et absorbe les chocs. La même logique que le katana, appliquée à un santoku.

La finition kurouchi laisse la couche de forge noire intacte sur les flancs. Seul le tranchant est poli. L'oxyde protège l'acier au carbone de la rouille et réduit l'adhérence des aliments. Les manches sont en cerisier sakura.

Bunka, santoku, nakiri, deba, sashimi : 100 à 200 euros, accessible pour du forgé main de quatrième génération. Pas de site web. L'atelier a été découvert par quelques revendeurs qui ont suivi les réseaux de forgerons japonais jusqu'à cette petite ville d'Oita.

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