Paraboot

Souliers cousu norvégien, semelles caoutchouc maison, Isère depuis 1908

🇫🇷 France, Saint-Jean-de-Moirans Fondée en 1908 $$$

Philosophie

Manufacture familiale fondée en 1908 dans l'Isère. Cousu norvégien et Goodyear welt. L'un des rares fabricants au monde à produire ses propres semelles en caoutchouc naturel. 200 employés, 600 paires par jour, 80% de production française à Saint-Jean-de-Moirans. Indépendante depuis quatre générations.

Histoire

Izeaux, Isère, 1908. Rémy-Alexis Richard, fils d'ouvrier-coupeur chez Chevron, se met à son compte comme agent commercial. Deux ans plus tard, il épouse Juliette Pontvert, fille d'un notaire sarthois. La dot finance la création de Richard-Pontvert. Le couple achète sa première usine à Izeaux en 1920.

En 1926, Rémy traverse l'Atlantique. Aux Etats-Unis, il découvre les boots en caoutchouc et la vulcanisation du latex importé du port de Para, au Brésil. Il ramène le matériau et commence à fabriquer ses propres semelles. Para + boot = Paraboot. Le nom, déposé en 1927, raconte déjà toute l'histoire. Et un detail qui compte : les semelles RP à crampons de Paraboot précèdent la création de Vibram de onze ans. C'est l'un des rares fabricants au monde à produire ses propres semelles.

La marque Galibier, déposée dès 1922, chausse bientot les plus grands. Maurice Herzog a l'Annapurna, Lionel Terray sur les faces nord, Paul-Emile Victor aux pôles, Haroun Tazieff sur les volcans. Le Super Guide en cuir pleine fleur et cousu norvegien revolutionne l'equipement de montagne.

En 1937, Julien Richard rejoint son père. En 1945, il crée le Michael pour célébrer la naissance de son fils Michel, troisième génération. Ce même Michel qui traversera la crise des années 80. Double rangee de coutures, semelle caoutchouc naturel, silhouette split-toe : le Michael deviendra l'icone absolue de la maison.

L'apogee industriel arrive en 1970 : 650 employes, des modèles spéciaux pour parachutistes, volcanologues, aviateurs. Puis la crise frappe. Entre 1979 et 1983, restructurations, dépôt de bilan. Le sauvetage vient d'ou on ne l'attend pas : l'Italie. En 1983, le Michael connaît un succès fulgurant à Milan. Les commandes transalpines relancent l'entreprise in extremis.

Aujourd'hui, Paraboot emploie 200 personnes et produit 600 paires par jour à Saint-Jean-de-Moirans, dans une usine de 10 000 m². 80% de la production reste française. 28 boutiques, un chiffre d'affaires de 26,7 millions d'euros, 67% a l'export. L'Asie représente 35% des ventes - au Japon, le Michael est un objet culte. En juillet 2023, la maison est selectionnee pour représenter l'Isère lors d'une exposition a l'Elysee, où elle présente la bottine de cérémonie de la Garde républicaine, fruit de 150 opérations manuelles.

Quatre générations de la famille Richard-Pontvert. Toujours indépendants, toujours à Saint-Jean-de-Moirans. Pas de rachat, pas de fonds d'investissement. Marc-Antoine Richard-Pontvert, quatrième génération, dirige la production depuis 2000. Paraboot est la preuve que le Made in France en chaussure, ça existe encore. Et ça marche.

Produits iconiques

Michael

LE derby split-toe. Cousu norvegien, semelle caoutchouc naturel Paraboot. Esquire : "perhaps the most reliably stylish shoe of all time." Au Japon, c'est un objet culte. Sur les passionnés : "built like a tank." Le soulier qui a fait connaitre la marque au monde entier.

Chambord

Le derby bout rond. La version plus classique du Michael. Cousu norvegien ou Goodyear welt selon les editions. Plus passe-partout, moins clivant que le split-toe. Le Paraboot pour ceux qui veulent la robustesse sans le statement.

Avignon

Le derby epure. Silhouette simple, cousu norvegien, semelle caoutchouc. L'essentiel Paraboot sans fioriture. Le soulier de tous les jours pour ceux qui veulent du Made in France, indestructible, et qui n'ont pas besoin qu'on le sache.

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